Le Projet de la Maison de la francophonie garde le cap, avec un nouveau calendrier.
Regina, le 14 août 2026 — L'Assemblée Communautaire Fransakoise, aux côtés des organismes partenaires du projet de la Maison de la francophonie, réaffirme le besoin de nouveaux espaces conjoints, pour le bien des programmations provinciales et la livraison des services à la communauté, avec un nouveau calendrier menant jusqu’en 2028.
Ce positionnement a été décidé conjointement par l’ensemble des partenaires provinciaux du projet réunis le 11 août 2026 à Regina.
Les partenaires prennent en considération le contexte socio-économique canadien de même que l’absence de nouveaux fonds disponibles pour les projets d’infrastructure communautaire en milieu francophone minoritaire.
Ainsi, le Fonds pour les espaces communautaires (FEC) du ministère du Patrimoine canadien, principal programme fédéral auquel le projet était admissible, n’est pas en mesure d’accepter de nouvelles demandes de financement en raison des engagements pluriannuels déjà consentis.
Dans ce contexte, les partenaires confirment que les démarches d’acquisition de l’édifice situé au 1919, rue Rose ne seront pas menées à terme. Le besoin d’espaces communs demeure entier, mais il devra être satisfait par une configuration immobilière à redéfinir au cours des prochains mois.
Les partenaires se dotent désormais de deux ans pour rassoir le montage financier, identifier des opportunités, tout en bâtissant sur l’ensemble des travaux déjà effectués jusqu’ici, afin de préserver un projet cohérent, fédérateur et viable économiquement.
« Nous avons réalisé un travail important pour établir les besoins, évaluer la faisabilité du projet et préparer les conditions nécessaires à sa réalisation. Dans le contexte financier actuel, poursuivre les démarches sans perspective réaliste de compléter le financement ne serait pas une utilisation responsable de nos ressources. Nous préférons revoir le calendrier, préserver le travail accompli, tout en peaufinant les besoins, et être fins prêts à une pleine relance lorsque de nouvelles possibilités de financement se présenteront. »
— Ronald Labrecque, directeur général de l’Assemblée communautaire fransaskoise
Les partenaires soulignent que le projet se poursuit parce que le besoin d’un lieu de rassemblement visible pour la francophonie en Saskatchewan demeure entier, et le travail accompli au cours des dernières années — consultations communautaires, études de faisabilité, plan d’affaires — conserve toute sa valeur.
L’ACF remercie les organismes, les bénévoles et les membres de la communauté qui se sont investis dans ce projet, ainsi que les bailleurs de fonds qui ont soutenu ses premières phases de développement.