ACF - Assemblée communautaire fransaskoise

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Nouvelles

L'Éducation postsecondaire en français

2015-03-17

ACF

Vous trouverez ci-dessous et ci-joints, les éléments des plus récents développements concernant  l’avenir de l’Institut français et le futur du postsecondaire en français à l’Université de Regina. Le 7 mars dernier, l’Assemblée des députés communautaires a adopté à l’unanimité une proposition affirmant, au nom de la communauté, son accord aux  « termes de référence de la future Cité universitaire francophone de Université de Regina »

Lesdits « termes de référence » représentent la mise en œuvre des 35 recommandations du Rapport à la rectrice de l’Université de Regina sur l’avenir de l’Institut français. Ces 35 recommandations avaient été acceptées par la communauté fransaskoise le 9 mars 2013 lors d’une rencontre consultative du réseau fransaskois à Saskatoon.

Le 22 mai 2013,  la rectrice, madame Vianne Timmons, affirmait  publiquement son appui, « in principle »  (ce qui est plus fort que « en principe ») à la mise en œuvre de ces 35 recommandations.

Selon notre analyse rigoureuse, ces termes de références respectent les 35 recommandations que la communauté avait acceptées et sont, par le fait même,  une avancée majeure pour le développement de l’éducation postsecondaire en français en Saskatchewan.

 

En voici les points essentiels :

1) L’intégration du département de français à l’unité francophone incluant le transfert de tous les effectifs du département de français (personnel et budget).

Les termes de références incluent aussi un élargissement de la mission académique du département pour devenir le Département d’études francophones et interculturelles.

Les termes de références permettent l’intégration future de programmes livrés en français sur le campus.

2) Le statut académique – et plus précisément :

  • Statut de « faculté » pour La Cité universitaire francophone ;
  • Statut de « doyenne » pour la direction de la Cité universitaire francophone ;
  • Le contrôle / transparence budgétaire ;
  • La capacité (le droit) d’embaucher des professeurs ;
  • La capacité (le droit) d’offrir des cours et des programmes crédités ;
  • La coordination de la programmation en français à l’Université de Regina.

3) Le facteur francophone reconnait que le fait d’œuvrer dans un contexte minoritaire a des implications pour le mandat et le fonctionnement de La Cité, dont :

  • la Cité doit avoir le souci de contribuer au développement de la communauté ;
  • les critères de viabilité des cours (inscriptions) tiennent compte du milieu minoritaire ;
  • l’engagement de l’Université à offrir des cours et programmes de «qualité égale» à ce qui offert à la majorité ;
  • l’engagement de l’Université à augmenter le nombre ainsi que la diversité de cours et de programmes offerts en français.

4)  Les champs d’activités de la Cité universitaire francophone correspondent, à notre avis, tout à fait aux aspirations de la communauté :

  • Académique – offrir des cours et programmes crédités 1e et 2e cycle ainsi que des cours programmes non-crédités ;
  • Recherche – Le Centre de recherche sur les francophonies minoritaires (CRFM) ;
  • Services d’appui aux étudiants (tutorat, orientation, stages, etc.) ;
  • Milieu de vie francophone ;
  • Marketing, communications et recrutement ;
  • Partenariat et réseautage ;

5) Le cadre d’imputabilité décrit les divers mécanismes prévus pour assurer un dialogue continu entre La Cité et la communauté :

  • la révision quinquennale de sa mission,  de sa vision et de ses valeurs et ce, en consultation avec les intervenants communautaires ;
  • un cadre pour rendre des comptes aux intervenants suivants : le corps professoral, les étudiants, les gouvernements et la communauté ;
  • le comité consultatif a quatre représentants du secteur communautaire (L’ACF-2, Conseil scolaire fransaskois-1, et  Canadian Parents for French/Écoles d’immersion-1) ;
  • une représentation de l’ACF sur le comité du Centre de recherche sur les francophonies minoritaires CRFM ;
  • une représentation de l’ACF sur le Sénat de l’Université de Regina.

N'oublions pas que les professeurs du département de français ainsi que personnel de l’actuel Institut français sont aussi des membres de la communauté qui ont à cœur les besoins des étudiants et de la communauté.

6)  Autres facteurs d’influence / imputabilité : outre les termes de références, il y a plusieurs autres lieux ou mécanismes où la communauté a la possibilité de maintenir un dialogue ouvert avec l’Université de Regina.

  • Le protocole d’entente sur l’éducation postsecondaire en français signé en janvier 2014 par le gouvernement provincial, les établissements postsecondaires et l’ACF ;
  • Pour la première fois, l’université de Regina a inclus dans son plan stratégique son obligation d’offrir une éducation universitaire dans les deux langues officielles ;
  • Les établissements postsecondaires siègent avec l’ACF et Canadian Parents for French sur le comité de la sous-ministre de l’enseignement supérieur pour l’aviser en matière d’éducation postsecondaire en français.   Ce comité élabore actuellement «  Vision 2030 » qui reconnait, entre autres, le rôle de leadership de L’Institut français/La Cité pour l’enseignement universitaire en français ;
  • L’Institut français/La Cité universitaire francophone participe activement au Comité fransaskois d’éducation postsecondaire (CFEP) : lieu de concertation des intervenants du postsecondaire en français.

7)  Le processus d’adoption : le processus d’adoption des termes de références appartient à l’Université de Regina.  À ce point, les étapes franchies sont les suivantes :

  • vote du département de français d’intégrer la nouvelle unité académique à l’Institut français ;
  • vote de la faculté des Arts qui a approuvé le départ du département de français ;
  • vote du « Council Committee on Academic Mission » approuvant les termes de références.

Les étapes à franchir :

  • vote du « Executive of Council » :
  • vote du Bureau des gouverneurs ;
  • vote du Sénat de l’Université de Regina.

En terminant, et suite aux 47 années de lutte par la communauté, nous pouvons affirmer que nous venons de franchir une avancée majeure  pour le développement de l’éducation postsecondaire en français en Saskatchewan.

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